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02/03/2013

Entretien avec Virginie Efira à l'occasion de la sortie du film "Cookie"

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Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ?

Virginie Efira : Quand j’ai lu le scénario, j’ai aimé ce faux équilibre entre deux soeurs, où mon personnage, tout en étant plein de bonnes intentions, asphyxie un peu Adeline. Il y avait là une valeur qui m’intéresse : je suis convaincue que lorsqu’on se ment à soi-même, on n’aide pas l’autre à avancer. Ce sont ces non-dits du scénario qui m’ont beaucoup plu.  Au départ, tous les personnages sont figés dans des postures qui semblent immobiles, et c’est parce qu’à un moment donné, un élément extérieur vient perturber cet «équilibre» qu’il finit par faire bouger l’ensemble des protagonistes. C’est donc une renaissance pour tous.

Comment pourriez-vous décrire Delphine ?

Virginie Efira : Elle est journaliste sportive. Alors qu’Adeline n’est pas du tout dans la séduction, Delphine l’est en permanence parce qu’elle n’est pas rassurée et qu’elle n’a pas confiance en elle. Un peu comme moi d’ailleurs. Elle a de formidables rapports avec sa fille et elle se trimballe son mari, qu’elle aime beaucoup, mais avec qui il ne se passe plus grand chose. Leur relation se rapproche davantage de l’amitié que de l’amour. Delphine est donc dans la frustration.

Avez-vous le sentiment d’être allée dans un registre différent de vos précédents rôles ?

Virginie Efira : C’est vrai que j’ai surtout tourné des comédies romantiques jusque-là.  Avec COOKIE, j’ai eu l’occasion de construire un rapport qui ne se limite pas à une relation amoureuse avec un homme, mais un lien familial mettant en jeu une forme d’amour inconditionnel. C’est une dimension que je n’avais pas encore explorée.

Pensez-vous que les frère et soeur se construisent en miroir pour que chacun trouve sa place ?

C’est une donnée fondamentale, tout comme on se construit en opposition à ses parents. Les affirmations de l’aîné impactent les choix du benjamin.  Comme la culpabilité. Il peut y avoir beaucoup d’amour, et aussi un peu de jalousie : Adeline et Delphine peuvent s’aimer très fort tout en ayant besoin de se lâcher pour exister.

Léa Fazer parle de l’expressivité de votre visage et de votre sensibilité à fleur de peau…

Chez Adeline, il y a une forme d’austérité dans la manière de se vêtir, de parler, et d’être, qui confine à une forme d’invisibilité. Delphine est plus agitée et coquette dans ses tenues vestimentaires : malgré une ambiance un peu mortifère, elle essaie de faire rire sa soeur. C’est aussi un personnage qui est en position de séduction : quand elle retrouve le flic, Mathieu, elle se comporte comme si elle avait 15 ans ! J’aime bien les gens qui sont restés des ados dans leur tête et qui sont très forts en vie.

Comment s’est passée la direction d’acteurs ?

Virginie Efira : J’ai besoin d’autorité car, sinon, j’ai tendance à être le chef : je préfère une réalisatrice, comme Léa, qui sait où elle va et qui fait des choix. Nous avons énormément répété, notamment à cause de la présence du petit Max sur le plateau. Il fallait qu’il s’habitue à nous, et qu’il soit assez naturel. D’ailleurs, j’ai vraiment apprécié la manière dont Léa a dirigé Max, en mêlant autorité, douceur et patience. Du coup, elle a réussi à voler des moments assez poétiques dans les regards de cet enfant.

Parlez-moi de votre rencontre avec Alice Taglioni.

Virginie Efira : Je la connaissais un peu car on s’était croisées autour d’une table de poker, et elle m’a toujours séduite, notamment par ses contradictions : elle a un côté sérieux et «punk» à la fois – très sage et en même temps d’une drôlerie incroyable. Je la trouve très belle et j’aime son tempérament farouchement indépendant. J’avais tourné peu de films où je partage l’essentiel des scènes avec une femme et cette perspective me plaisait.

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03:15 Publié dans FILMS, PEOPLE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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