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07/09/2011

Mozart l'Opéra Rock a inspiré Aurélie Mendonça pour écrire son dernier roman "Dans l'Ombre du Maître"

Aurélie Mendonça portrait.jpg

Ombre du Maître MF.jpgFA : Aurélie Mendonça, vous êtes une toute jeune auteure de seulement 25 ans et en moins de deux ans vous avez déjà été publiée deux fois chez PGCOM Editions, votre roman "Dans l'Ombre du Maître" est paru l'hiver dernier et précédemment une nouvelle intitulée "Dualité et sorcellerie dauphinoise" dans le recueil collectif "Voyages aux frontières du réel"

 

Pourriez-vous nous expliquer ce qui vous a poussée à écrire et ce que vous avez ressenti lors de l'édition de vos premiers écrits ?

 

AM : J'ai toujours écrit, que ce soit des petites histoires originales ou des fanfictions, que je gardais pour moi ou que je partageais sur internet. Le vrai déclic s'est fait lorsque j'ai découvert ce qu'étaient les "appels à textes", le premier auquel j'ai répondu étant "Voyages aux Frontières du Réel" pour PGCOM Editions. Quand j'ai appris que ma nouvelle avait été choisie parmi tant d'autres, j'ai ressenti beaucoup de fierté, évidemment, mais le plus important, c'est que j'ai compris que je ne pouvais pas m'arrêter là.

 

FA : Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre nouvelle "Dualité et sorcellerie dauphinoise " et pourquoi avez-vous choisi d'écrire cette petite histoire ?

 

AM : Le fantastique est mon genre de lecture et d'écriture de prédilection, c'est pourquoi le thème de l'appel à texte de PGCOM Editions m'a tout de suite plu. Au départ, j'avais une toute autre idée d'histoire en tête. Finalement, j'ai regardé autour de moi, et j'ai décidé de m'inspirer de la ville où j'habitais à l'époque, Crémieu. C'est une jolie petite ville médiévale du nord-Isère, qui regorge d'Histoire et de lieux magiques. Depuis que je vis en région lyonnaise, j'ai toujours eu une grande passion pour le château de Crémieu -peut-être est-ce dû au fait qu'il est aujourd'hui privé et qu'on ne peut pas le visiter. Mon imagination a fait le reste en plaçant les personnages dans la ville.

 

FA : Il semble que vous avez un goût prédominant pour tout ce qui se rapporte au fantastique, toutefois votre premier roman "Dans l'Ombre du Maître" est plutôt un roman "historique" puisqu'il évoque la vie d'un célèbre musicien du XVIIIème siècle : Antonio Salieri. Parlez-nous un peu de ce musicien et pourquoi avez-vous choisi d'écrire ce livre ?

 

AM :"Dans l'Ombre du Maître" est mon premier roman édité pour être exact. Quand je l'écrivais, le premier manuscrit que j'avais achevé était prévu à la publication pour l'année suivante, et était le début d'une série fantastique. Je savais, pendant son écriture, que "Dans l'Ombre du Maître" serait un one-shot, et il m'a en quelque sorte servi de challenge. Jamais encore je ne m'étais essayée au roman historique pur et dur, sans trace de fantasy. C'est quelque chose que je souhaitais faire, étant donné que l'un de mes écrivains favoris est Christian Jacq, et je n'ai jamais rien tant lu et relu que ses "romans historiques" sur les grands personnages de l'Egypte Antique.

 

Pour en venir plus particulièrement au choix de Theresia Salieri, l'écriture du roman coïncidait avec le buzz de Mozart l'Opéra Rock. J'écoute les compositions de Mozart depuis toujours, je connaissais les grands moments de sa vie, j'ai vu et revu le film "Amadeus" mais je ne m'étais jamais penché sur le cas de celui qu'on appelle son rival. Coup sur coup, j'ai revu le film de Miloš Forman et vu des extraits de l'Opéra Rock. La différence entre les deux Salieri m'a interpellée, le personnage en lui-même m'a intriguée (bien aidé par les deux interprètes, je l'avoue !), et lorsque j'ai lu le récit de la première rencontre entre Antonio et Theresia, je n'ai plus eu d'autre choix que de l'écrire !

 

Le manuscrit était presque terminé lorsque j'ai vu le spectacle de l'Opéra Rock pour la première fois à Lyon, et comme je ne l'avais pas encore envoyé à mon éditrice, j'en ai profité pour ajouter certains passages dans le journal intime. Antonio Salieri était un compositeur de talent trop méconnu, mais il est vrai que dès d'un génie nait, les autres ne peuvent que vivre dans son ombre.

 

FA : Ce livre est un journal intime tenu par Theresia Salieri, l'épouse du musicien. Pourquoi le destin de cette femme vous a-t-il inspiré ?  Est-ce que vous avez entrepris des recherches pour écrire ce journal ?

 

AM : Le point de vue Theresia s'est vraiment imposé dès le début de l'écriture. La seule chose qu'on sait d'elle est la façon dont Antonio lui a fait la cour, ce qui me laissait beaucoup de latitude pour prendre sa place dans son journal intime. Ayant plutôt tendance à être égocentrique, je trouvais intéressant de me mettre à la place d'une femme qui vivait plus pour les autres que pour elle-même.

 

J'ai fait des recherches pour ce roman, plus que pour toutes les autres histoires que j'ai écrites réunies. Le plus dur a été de ne pas m'emmêler les pinceaux dans les dates, faire attention aux naissances des enfants et aux différents évènements arrivés dans la vie d'Antonio Salieri. Certains grands noms que Theresia rencontre au fil du journal sont des personnes qu'Antonio a vraiment côtoyées, mais on ignore si la jeune femme les a réellement vus un jour.

 

FA : C'est une femme qui a eu une vie difficile et qui, comme l'indique le titre du livre, vit dans l'ombre de son époux, pensez-vous que si elle avait vécu à notre époque sa vie aurait pu être différente ?

 

AM :J'aimerais penser que si elle avait vécu aujourd'hui, sa vie aurait été plus simple. On voit de plus en plus de femmes fortes, qui brillent par elles-mêmes, qui se battent pour leur liberté et leurs droits. Mais encore aujourd'hui, des couples tels que les Salieri ne sont pas une minorité. Antonio Salieri n'avait pas un caractère facile, il était coléreux et artiste. Il n'y a aucune preuve que Theresia trouvait un exutoire dans l'écriture, et aucune trace qu'elle ait eu un caractère à la mesure de son époux. Je la vois par exemple beaucoup moins forte que Constance Mozart, qui a bataillé après la mort de son mari. Peut-être que la société d'aujourd'hui aurait aidé Theresia à s'émanciper, mais mon caractère ressemblant beaucoup plus à celui d'Antonio, je sais quelle force il faut pour s'opposer à nous !

 

FA : Quelles sont les femmes que vous admirez ou que vous avez admirées ? Est-ce qu'il y en a une précisément qui pourrait être un modèle pour vous ?

 

AM : Depuis de nombreuses années, je suis une grande fan d'Amélie Nothomb. Mon parcours ressemble au sien, en moins extraordinaire. Tout comme elle, j'ai commencé à envisager l'écriture après un emploi compliqué, et je partage son amour pour le Japon. J'aime le personnage qu'elle a créé, j'aime sa façon de ne pas céder à la vie internet, et j'aime sa façon d'écrire. Je n'ai pas la prétention de pouvoir un jour vendre autant de livres qu'elle, mais elle fait ce qu'elle aime, et c'est ça qui m'inspire.

 

FA : Est-ce que vous avez envisagé d'écrire un nouveau livre en vous inspirant de la vie d'une femme connue ?

 

AM : Ce n'est pas dans mes projets immédiats, même si je suis très intéressée par la perspective d'écrire quelque chose sur la célèbre Elisabeth Báthory, la Comtesse Sanglante. Mais je préfère me laisser le temps car j'aurais trop peur de ne pas pouvoir me détacher complètement du style utilisé dans "Dans l'Ombre du Maître".

 

FA : Avez-vous d'autres projets littéraires et pourriez-vous nous en dire quelques mots pour terminer cet interview ?

 

AM : Après un début de vie laborieux, je vais bientôt pouvoir annoncer la publication du roman fantastique qui aurait dû être "le premier". Ce sera le premier volume d'une trilogie vampirique. Comme je fais de nouveau une pause professionnelle afin de me consacrer à l'écriture, je construis en parallèle un roman de fantasy médiévale, et une série "type manga", tout en travaillant sur un cycle d'histoires pour enfants avec mon petit frère.

 

Ma dernière pause professionnelle a donné naissance à deux romans, espérons que celle-ci soit aussi fructueuse !

Le livre "Dans l'Ombre du Maître" est disponible sur le site de l'éditeur :

http://www.pgcomeditions.com/dans_l27ombre_du_maitre.html

Photo d'Aurélie Mendonça : Copyright Mam'zelle Sarah Photographies

Commentaires

Entrevue intéressante, merci!

Écrit par : Gary Gaignon | 20/09/2011

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